Vanessa Meissirel-Marquot
dimanche 27 mai 2012
samedi 26 mai 2012
ERNEST RENAN
"On ne doit jamais écrire que de ce qu'on aime. L'oubli et le silence
sont la punition qu'on inflige à ce qu'on a trouvé laid ou commun, dans
la promenade à travers la vie."
samedi 19 mai 2012
Ce que donne L'amour
Le devoir sans amour nous rend acharné
La responsabilité sans amour nous rend impitoyable
La justice sans amour nous rend dur
La vérité sans amour nous rend critique
L'intelligence sans amour nous rend rusé
La gentillesse sans amour nous rend hypocrite
L'ordre sans amour donne un esprit étroit
L'honneur sans amour nous rend orgueilleux
La possession sans amour nous rend avare
La foi sans amour nous rend fanatique
La vie sans amour est sans valeur.
La responsabilité sans amour nous rend impitoyable
La justice sans amour nous rend dur
La vérité sans amour nous rend critique
L'intelligence sans amour nous rend rusé
La gentillesse sans amour nous rend hypocrite
L'ordre sans amour donne un esprit étroit
L'honneur sans amour nous rend orgueilleux
La possession sans amour nous rend avare
La foi sans amour nous rend fanatique
La vie sans amour est sans valeur.
Refuser d'aimer hypocritement - Thomas Merton, Nul n'est une île, Editions du Seuil 1956
La charité n'est ni faible, ni aveugle. Elle est essentiellement
prudente, juste, tempérée, et forte. Si toutes nos vertus ne se fondent
en charité, notre amour n'est pas sincère. Quiconque veut vraiment aimer
son frère refuse de l'aimer hypocritement. Si nous voulons aimer les
autres, décidons-nous à les bien aimer, ou notre amour n'est
qu'illusion.
AIMER SANS BLESSER .Maurice Zundel, Vivre Dieu, Presses de la Renaissance, Paris 2007
Les autres sont comme nous. Ils
sont en route, ils ont à se faire, à s'accomplir, à dépasser leurs
limites, à se libérer comme nous de leur moi préfabriqué et passéiste.
Et nous ne pouvons pas vivre sans les aimer. Comment les aimer dans la
liberté, dans la transparence, sans nous blesser à leurs limites et sans
les blesser par les nôtres ? Là encore, il faut vider nos centres, il
faut nous installer à la racine de la vie d'autrui, à la racine de leur
personnalité, il faut aller au bout de leur inconscient, en esprit, là
où leur vie finit sa source aux yeux. Et quand nous les avons rejoints
dans la lumière infinie, quand nous avons créé un espace illimité autour
d'eux, alors nous pouvons les aimer sans réserve parce que nous les
aimons dans leur devenir, nous les aimons dans leur avenir, nous les
aimons dans l'infini pour les atteindre en un jour, comme nous-mêmes, si
eux et nous sommes fidèles à notre vocation essentielle.
vendredi 18 mai 2012
mardi 1 mai 2012
dimanche 29 avril 2012
vendredi 20 avril 2012
PRENDRE LE TEMPS DE DIRE
Un jour, un
enseignant demanda à ses étudiants d'écrire les noms des autres
étudiants dans la classe sur deux feuilles de papier et de laisser un
espace entre chaque nom. Puis, il leur dit de penser à la chose la plus
agréable qu'ils pourraient dire de chacun de leurs camarades et de le
noter.
Cela a pris le reste du cours pour finir cette tâche, et chaque étudiant quitta la salle en remettant ses feuilles à l'enseignant.
Ce samedi-là, l'enseignant nota le nom de chaque étudiant sur une feuille individuelle pour chacun, et inscrivit ce que tout le monde avait dit de chacun.
Le lundi, il a donné à chaque étudiant sa liste respective.
Avant longtemps, la classe entière souriait. « Vraiment? » qu'il entendit chuchoté. « Je ne savais pas que j'avais autant d'importance pour qui que ce soit! » et, « Je ne savais pas que les autres m'aimaient autant.» fut la plupart des commentaires.
Personne n'a plus jamais parlé de ces papiers dans la classe à nouveau. Il n'a jamais su s'ils en avaient discutés après la classe ou avec leurs parents, mais peu importe. L'exercice était arrivé à son but. Les étudiants étaient contents l'un de l'autre.
Ce groupe d'étudiants termina finalement l'année.
Quelques années plus tard, un des étudiants fut tué au Viêt-nam et l'enseignant assista aux funérailles de cet étudiant spécial. Il n'avait jamais vu un homme dans un cercueil militaire avant. Il avait l'air si élégant, si mature.
L'église fut remplie par ses amis. Un à un, ceux qui l'avaient aimé sont allés pour une dernière fois voir le cercueil. L'enseignant fut le dernier à y aller.
Comme il se tenait là, un des soldats qui était porteur du cercueil, est venu vers lui. Il lui demanda : « Étiez-vous l'enseignant de math de Marc? »
Il hocha la tête en signe de « oui. »
Alors il lui dit: « Marc m'a beaucoup parlé de vous. »
Après les funérailles, la plupart des anciens camarades de classe de Marc sont allés déjeuner ensemble. Les parents de Marc étaient là , attendant de parler avec son enseignant de toute évidence. « Nous voulons vous montrer quelque chose, » dit son père en sortant un portefeuille de sa poche. « Ils ont trouvé ça sur Marc quand il a été tué. Nous avons pensé que vous pourriez le reconnaître ». En ouvrant le portefeuille, il a soigneusement enlevé deux morceaux de papier qui avaient évidemment été collés, pliés et repliés plusieurs fois.
L'enseignant a su sans même regarder que les papiers étaient ceux où il avait énuméré toutes les bonnes choses que chacun des camarades de Marc avait dit de lui.
« Merci beaucoup pour avoir fait cela, » dit la mère de Marc.« Comme vous pouvez le voir, Marc l'a gardé précieusement. »
Tous les anciens camarades de classe de Marc ont commencé à se rassembler autour de l'enseignant.
Charlie (l'enseignant) sourit d'une façon plutôt gênée et dit, « J'ai toujours ma liste dans le tiroir du haut de mon bureau à la maison. »
La femme de Chuck (un ancien étudiant) dit : « Chuck m'a demandé de mettre le sien dans notre album de mariage.
« J'ai le mien aussi, » dit Marilyne. « Il est dans mon journal intime. »
Alors Vicky, une autre camarade de classe, prit son livre de poche, en sortit son fragile morceau de papier contenant la liste et le montra au groupe. Puis elle dit : « Je porte ceci avec moi tout le temps » et sans battre de l'oeil, elle poursuivit: « Je pense que nous avons tous gardé notre liste. »
C'est à ce moment que l'enseignant s'est finalement assis et s'est mis à pleurer. Il a pleuré pour Marc et pour tous ses amis qui ne le reverraient plus jamais.
La quantité de gens dans la société est si grande que nous oublions que cette vie se terminera un jour. Et nous ne savons pas quand le jour viendra. Alors, s'il vous plaît, dites aux gens que vous aimez et dont vous vous souciez, qu'ils sont spéciaux et importants. Dites-leur avant qu'il ne soit trop tard...
Souvenez-vous que vous récoltez ce que vous semez,
PUISSE CE JOUR ÊTRE AUSSI SPÉCIAL QUE VOUS L'ÊTES! ;)
Cela a pris le reste du cours pour finir cette tâche, et chaque étudiant quitta la salle en remettant ses feuilles à l'enseignant.
Ce samedi-là, l'enseignant nota le nom de chaque étudiant sur une feuille individuelle pour chacun, et inscrivit ce que tout le monde avait dit de chacun.
Le lundi, il a donné à chaque étudiant sa liste respective.
Avant longtemps, la classe entière souriait. « Vraiment? » qu'il entendit chuchoté. « Je ne savais pas que j'avais autant d'importance pour qui que ce soit! » et, « Je ne savais pas que les autres m'aimaient autant.» fut la plupart des commentaires.
Personne n'a plus jamais parlé de ces papiers dans la classe à nouveau. Il n'a jamais su s'ils en avaient discutés après la classe ou avec leurs parents, mais peu importe. L'exercice était arrivé à son but. Les étudiants étaient contents l'un de l'autre.
Ce groupe d'étudiants termina finalement l'année.
Quelques années plus tard, un des étudiants fut tué au Viêt-nam et l'enseignant assista aux funérailles de cet étudiant spécial. Il n'avait jamais vu un homme dans un cercueil militaire avant. Il avait l'air si élégant, si mature.
L'église fut remplie par ses amis. Un à un, ceux qui l'avaient aimé sont allés pour une dernière fois voir le cercueil. L'enseignant fut le dernier à y aller.
Comme il se tenait là, un des soldats qui était porteur du cercueil, est venu vers lui. Il lui demanda : « Étiez-vous l'enseignant de math de Marc? »
Il hocha la tête en signe de « oui. »
Alors il lui dit: « Marc m'a beaucoup parlé de vous. »
Après les funérailles, la plupart des anciens camarades de classe de Marc sont allés déjeuner ensemble. Les parents de Marc étaient là , attendant de parler avec son enseignant de toute évidence. « Nous voulons vous montrer quelque chose, » dit son père en sortant un portefeuille de sa poche. « Ils ont trouvé ça sur Marc quand il a été tué. Nous avons pensé que vous pourriez le reconnaître ». En ouvrant le portefeuille, il a soigneusement enlevé deux morceaux de papier qui avaient évidemment été collés, pliés et repliés plusieurs fois.
L'enseignant a su sans même regarder que les papiers étaient ceux où il avait énuméré toutes les bonnes choses que chacun des camarades de Marc avait dit de lui.
« Merci beaucoup pour avoir fait cela, » dit la mère de Marc.« Comme vous pouvez le voir, Marc l'a gardé précieusement. »
Tous les anciens camarades de classe de Marc ont commencé à se rassembler autour de l'enseignant.
Charlie (l'enseignant) sourit d'une façon plutôt gênée et dit, « J'ai toujours ma liste dans le tiroir du haut de mon bureau à la maison. »
La femme de Chuck (un ancien étudiant) dit : « Chuck m'a demandé de mettre le sien dans notre album de mariage.
« J'ai le mien aussi, » dit Marilyne. « Il est dans mon journal intime. »
Alors Vicky, une autre camarade de classe, prit son livre de poche, en sortit son fragile morceau de papier contenant la liste et le montra au groupe. Puis elle dit : « Je porte ceci avec moi tout le temps » et sans battre de l'oeil, elle poursuivit: « Je pense que nous avons tous gardé notre liste. »
C'est à ce moment que l'enseignant s'est finalement assis et s'est mis à pleurer. Il a pleuré pour Marc et pour tous ses amis qui ne le reverraient plus jamais.
La quantité de gens dans la société est si grande que nous oublions que cette vie se terminera un jour. Et nous ne savons pas quand le jour viendra. Alors, s'il vous plaît, dites aux gens que vous aimez et dont vous vous souciez, qu'ils sont spéciaux et importants. Dites-leur avant qu'il ne soit trop tard...
Souvenez-vous que vous récoltez ce que vous semez,
PUISSE CE JOUR ÊTRE AUSSI SPÉCIAL QUE VOUS L'ÊTES! ;)
mercredi 18 avril 2012
On ne badine pas avec l'amour
… mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit : j'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.»
Alfred de Mussetmercredi 11 avril 2012
samedi 7 avril 2012
mardi 27 mars 2012
L'Espoir - Le Dictateur - Charlie Chaplin 1940
Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur, ce n’est pas mon affaire. Je ne veux ni conquérir, ni diriger personne.
Je voudrais aider tout le monde dans la mesure du possible, juifs, chrétiens, païens, blancs et noirs. Nous voudrions tous nous aider si nous le pouvions, les êtres humains sont ainsi faits.
Nous voulons donner le bonheur à notre prochain, pas lui donner le malheur. Nous ne voulons pas haïr ni humilier personne. Chacun de nous a sa place et notre terre est bien assez riche, elle peut nourrir tous les êtres humains.
Nous pouvons tous avoir une vie belle et libre mais nous l’avons oublié.
L’envie a empoisonné l’esprit des hommes, a barricadé le monde avec la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang. Nous avons développé la vitesse pour nous enfermer en nous-mêmes. Les machines qui nous apportent l’abondance nous laissent dans l’insatisfaction. Notre savoir nous a fait devenir cyniques.
Nous sommes inhumains à force d’intelligence, nous pensons beaucoup trop et nous ne ressentons pas assez. Nous sommes trop mécanisés et nous manquons d’humanité. Nous sommes trop cultivés et nous manquons de tendresse et de gentillesse. Sans ces qualités humaines, la vie n’est plus que violence et tout est perdu. Les avions, la radio nous ont rapprochés les uns des autres, ces inventions ne trouveront leur vrai sens que dans la bonté de l’être humain, que dans la fraternité, l’amitié et l’unité de tous les hommes.
En ce moment même, ma voix atteint des millions de gens à travers le monde, des millions d’hommes, de femmes, d’enfants désespérés, victimes d’un système qui torture les faibles et emprisonne des innocents.
Je dis à tous ceux qui m’entendent : Ne désespérez pas ! Le malheur qui est sur nous n’est que le produit éphémère de l’habilité, de l’amertume de ceux qui ont peur des progrès qu’accomplit l’Humanité. Mais la haine finira par disparaître et les dictateurs mourront, et le pouvoir qu’ils avaient pris aux peuples va retourner aux peuples. Et tant que des hommes mourront pour elle, la liberté ne pourra pas périr.
Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes, à une minorité qui vous méprise et qui fait de vous des esclaves, enrégimente toute votre vie et qui vous dit tout ce qu’il faut faire et ce qu’il faut penser, qui vous dirige, vous manœuvre, se sert de vous comme chair à canons et qui vous traite comme du bétail.
Ne donnez pas votre vie à ces êtres inhumains, ces hommes-machines avec une machine à la place de la tête et une machine dans le cœur.
Vous n’êtes pas des machines !
Vous n’êtes pas des esclaves !
Vous êtes des hommes, des hommes avec tout l’amour du monde dans le cœur.
Vous n’avez pas de haine, sinon pour ce qui est inhumain, ce qui n’est pas fait d’amour.
Soldats ne vous battez pas pour l’esclavage mais pour la liberté.
Il est écrit dans l’Evangile selon Saint Luc « Le Royaume de Dieu est dans l’être humain », pas dans un seul humain ni dans un groupe humain, mais dans tous les humains, mais en vous, en vous le peuple qui avez le pouvoir : le pouvoir de créer les machines, le pouvoir de créer le bonheur. Vous, le peuple, vous avez le pouvoir : le pouvoir de rendre la vie belle et libre, le pouvoir de faire de cette vie une merveilleuse aventure.
Alors au nom même de la Démocratie, utilisons ce pouvoir. Il faut tous nous unir, il faut tous nous battre pour un monde nouveau, un monde humain qui donnera à chacun l’occasion de travailler, qui apportera un avenir à la jeunesse et à la vieillesse la sécurité.
Ces brutes vous ont promis toutes ces choses pour que vous leur donniez le pouvoir : ils mentaient. Ils n’ont pas tenu leurs merveilleuses promesses : jamais ils ne le feront. Les dictateurs s’affranchissent en prenant le pouvoir mais ils font un esclave du peuple.
Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses. Il faut nous battre pour libérer le monde, pour renverser les frontières et les barrières raciales, pour en finir avec l’avidité, avec la haine et l’intolérance. Il faut nous battre pour construire un monde de raison, un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur. Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous tous !
Je voudrais aider tout le monde dans la mesure du possible, juifs, chrétiens, païens, blancs et noirs. Nous voudrions tous nous aider si nous le pouvions, les êtres humains sont ainsi faits.
Nous voulons donner le bonheur à notre prochain, pas lui donner le malheur. Nous ne voulons pas haïr ni humilier personne. Chacun de nous a sa place et notre terre est bien assez riche, elle peut nourrir tous les êtres humains.
Nous pouvons tous avoir une vie belle et libre mais nous l’avons oublié.
L’envie a empoisonné l’esprit des hommes, a barricadé le monde avec la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang. Nous avons développé la vitesse pour nous enfermer en nous-mêmes. Les machines qui nous apportent l’abondance nous laissent dans l’insatisfaction. Notre savoir nous a fait devenir cyniques.
Nous sommes inhumains à force d’intelligence, nous pensons beaucoup trop et nous ne ressentons pas assez. Nous sommes trop mécanisés et nous manquons d’humanité. Nous sommes trop cultivés et nous manquons de tendresse et de gentillesse. Sans ces qualités humaines, la vie n’est plus que violence et tout est perdu. Les avions, la radio nous ont rapprochés les uns des autres, ces inventions ne trouveront leur vrai sens que dans la bonté de l’être humain, que dans la fraternité, l’amitié et l’unité de tous les hommes.
En ce moment même, ma voix atteint des millions de gens à travers le monde, des millions d’hommes, de femmes, d’enfants désespérés, victimes d’un système qui torture les faibles et emprisonne des innocents.
Je dis à tous ceux qui m’entendent : Ne désespérez pas ! Le malheur qui est sur nous n’est que le produit éphémère de l’habilité, de l’amertume de ceux qui ont peur des progrès qu’accomplit l’Humanité. Mais la haine finira par disparaître et les dictateurs mourront, et le pouvoir qu’ils avaient pris aux peuples va retourner aux peuples. Et tant que des hommes mourront pour elle, la liberté ne pourra pas périr.
Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes, à une minorité qui vous méprise et qui fait de vous des esclaves, enrégimente toute votre vie et qui vous dit tout ce qu’il faut faire et ce qu’il faut penser, qui vous dirige, vous manœuvre, se sert de vous comme chair à canons et qui vous traite comme du bétail.
Ne donnez pas votre vie à ces êtres inhumains, ces hommes-machines avec une machine à la place de la tête et une machine dans le cœur.
Vous n’êtes pas des machines !
Vous n’êtes pas des esclaves !
Vous êtes des hommes, des hommes avec tout l’amour du monde dans le cœur.
Vous n’avez pas de haine, sinon pour ce qui est inhumain, ce qui n’est pas fait d’amour.
Soldats ne vous battez pas pour l’esclavage mais pour la liberté.
Il est écrit dans l’Evangile selon Saint Luc « Le Royaume de Dieu est dans l’être humain », pas dans un seul humain ni dans un groupe humain, mais dans tous les humains, mais en vous, en vous le peuple qui avez le pouvoir : le pouvoir de créer les machines, le pouvoir de créer le bonheur. Vous, le peuple, vous avez le pouvoir : le pouvoir de rendre la vie belle et libre, le pouvoir de faire de cette vie une merveilleuse aventure.
Alors au nom même de la Démocratie, utilisons ce pouvoir. Il faut tous nous unir, il faut tous nous battre pour un monde nouveau, un monde humain qui donnera à chacun l’occasion de travailler, qui apportera un avenir à la jeunesse et à la vieillesse la sécurité.
Ces brutes vous ont promis toutes ces choses pour que vous leur donniez le pouvoir : ils mentaient. Ils n’ont pas tenu leurs merveilleuses promesses : jamais ils ne le feront. Les dictateurs s’affranchissent en prenant le pouvoir mais ils font un esclave du peuple.
Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses. Il faut nous battre pour libérer le monde, pour renverser les frontières et les barrières raciales, pour en finir avec l’avidité, avec la haine et l’intolérance. Il faut nous battre pour construire un monde de raison, un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur. Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous tous !
L'Espoir - Le Dictateur - Charlie Chaplin 1940
jeudi 22 mars 2012
Pour enfants de 7 à 77 ans : A lire : Loin des yeux prés du coeur de Thierry Lenain / Illustrations : Philippe Poirier
Comme la plupart des livres de Thierry LENAIN, "Loin des yeux, près du coeur" parle droit au coeur. Les enfants ont eux aussi leurs histoires d'amour. Elles sont encore plus belles quand elles font fi des différences. Elles sont encore plus émouvantes quand elles perdurent au-delà d'une séparation.
Adultes : à consommer sans modération ... comme bon nombre de livres de jeunesse.
Une très belle histoire, touchante, d'un enfant aveugle qui tombe amoureux d'une Malienne, la suite dans le livre..
Quatrième de couverture
"Aïssata et moi, nous nous donnions la main. Moi qui ne voyais rien, je lui appris à écouter le pas des gens. Elle voulut m'enseigner les couleurs. Le jaune, c'est comme le soleil qui chauffe sur la peau..."vendredi 9 mars 2012
A lire : Délivrance de Degeye - Extrait
Extrait :
« (…) Vanessa était une femme libre. Elle exerçait une profession exaltante, le métier de mes rêves : reporter. Avec elle, j’allais enfin changer de vie. Je le vivais déjà dans ma tête ! Puis, coup de tonnerre ! Un soir, rentrée d’une enquête dans les pays baltes, éreintée et cassante, Vanessa refusa tout net que je me reconvertisse dans le journalisme. “On n’abandonne pas la proie pour l’ombre !”, décréta-t-elle. Elle ne valait pas mieux que “mes vieux”. J’étais effondré. Je ne le montrai pas. Et, comme un malheur n’arrive jamais seul, je ne vis plus Daisy qu’à la sauvette : une vengeance supplémentaire de sa mère. Je ne répliquai pas. Je passai de plus en plus de nuits blanches. Mais il me restait l’école. Comme à chaque fin d’année scolaire, j’évoquai l’histoire de Primo Levi. Il me sembla voir, pour la première fois, de la lassitude sur le visage de mes étudiants. (…) C’en était trop. (…) »lundi 13 février 2012
jeudi 26 janvier 2012
mardi 10 janvier 2012
Alain Petitjean (Sémaphores) : « La crise pousse les collectivités locales à soutenir leurs entreprises industrielles traditionnelles »
Depuis 25 ans, le cabinet Sémaphores conseille les collectivités locales en matière économique. Il a publié en novembre 2011 la deuxième édition de l’Observatoire de l’action économique régionale, en partenariat avec l’Association des régions de France (ARF). Regards sur la crise avec Alain Petitjean, son fondateur.
Les collectivités locales ont-elles un rôle à jouer dans cette vague de désindustrialisation ?
J’observe que les territoires ont depuis dix ans mené des démarches intéressantes en matière économique. Les régions se sont par exemple approprié les démarches de pôles de compétitivité et de clusters en cofinançant les budgets de manière efficace avec l’Etat.En revanche, cette implication a accentué un tropisme régional qui est de soutenir quasi-exclusivement la high-tech, l’innovation et les secteurs de pointe. Or, ces secteurs ne représentent que 15 % de l’économie.
Le fait de ne pas aider suffisamment les entreprises industrielles traditionnelles est un suicide collectif pour l’emploi. C’est l’industrie qui crée de l’emploi. Le textile, par exemple, renait de son déclin avec les tissus « intelligents ».
Le secteur du bois, donné pour mort, est à nouveau porteur.
Il ne faut pas abandonner le cœur d’une filière, sinon il n’y aura plus de jeunes pousses. L’impact positif de la crise est que les collectivités locales prennent conscience de cette réalité et reviennent à des aides aux PME pas forcément high-tech mais créatrices d’emplois, dans la métallurgie, les ossatures bois, etc.
Il ne s’agit pas de ne plus aider l’innovation mais de ne pas oublier le tissu des entreprises industrielles.
Les collectivités locales ont-elles les moyens de s’impliquer dans la revitalisation de leurs bassins d’emplois fragilisés ?
Non, les lois n’impliquent pas suffisamment les territoires. En ce qui concerne les obligations de revitalisation de certaines entreprises qui ferment leur site, inscrite dans la loi de programmation pour la cohésion sociale en 2005, les conventions de revitalisation des bassins d’emplois ne prévoient pas d’associer les collectivités locales.Cela se fait parfois, souvent à l’initiative du préfet, mais pas toujours. Certains territoires, comme Rennes, se sont emparés du sujet avec la création du fonds de revitalisation d’Ille-et-Vilaine, impliquant la région, l’agglomération et le département, animé par Idea 35.
Mais c’est un exemple assez rare.
Il ne faut pas oublier que la loi Raffarin de décentralisation en 2004 donne uniquement aux régions un rôle de coordinateur. En outre, les régions ne sont pas équipées en ressources humaines en matière économique.
Elles ont donc défini une gamme d’aides aux PME orientées vers l’idée de guichet. C’est une erreur. La PME n’a pas le temps d’aller chercher des aides.
Certaines collectivités ont compris qu’il fallait identifier et solliciter ces PME pour mieux les aider. C’est le cas de l’Ile-de-France, avec le programme Pm’Up en 2008, qui est basé sur des appels à projets, avec l’intervention de cabinets privés pour monter les dossiers et une aide globale assurée sur trois ans.
Les régions multiplient les fonds de capital-risque pour répondre au besoin de financement des entreprises. Cela va-t-il dans le bon sens ?
Le fait qu’elles aient renforcé leurs outils de capital risque et de capital développement est une bonne chose mais cela ne permet pas de couvrir le besoin de toutes les PME.En effet, le capital-risqueur doit miser au moins 300 000 euros pour que cela soit intéressant. Beaucoup de petites entreprises n’ont pas de projets de cette envergure. Par ailleurs, le capital-risque est pro-cyclique, c’est-à-dire qu’il est dynamique quand l’économie l’est.
Les capitaux-risqueurs ont diminué de moitié leurs investissements pendant la crise par manque de projets. Dans cette période, les prêts participatifs sont plus efficaces.
De quelles façons les territoires pourraient-ils être plus pertinents dans leur soutien au tissu industriel local ?
Le profil moyen d’une entreprise en croissance, c’est en général une PME de 25 personnes qui a le projet de créer 13 emplois. Le point-clé de l’intervention des territoires se situe à cette étape.La région Rhône-Alpes par exemple est une des mieux équipées en matière économique. Son programme d’aides est assez large et permet de couvrir tous les besoins (immobilier, investissement matériel, contrat de filière, etc.).
La Loire-Atlantique bénéficie d’une bonne capacité des acteurs privés et publics à travailler ensemble. La Basse-Normandie a compris aussi la nécessité d’interventions rapides et ciblées, au travers de son dispositif Contrat de relance économique territorial pour l’emploi (Crete).
Je vois aussi de plus en plus de régions qui créent des directions communes de l’emploi et du développement économique. C’est un axe de progrès. Cela leur permet d’aller à la rencontre des PME pour connaître leurs besoins en ressources humaines et leurs plans d’emplois.
euxième édition de l’Observatoire de l’action économique régionale -Novembre 2011
www.lagazettedescommunes.com
lundi 9 janvier 2012
Gap peine à décoller à l'international
À l'international, son activité s'est rétrécie de 7% depuis février. Le groupe, en difficulté sur son marché domestique depuis de nombreuses années, comptait pourtant sur son extension géographique pour retrouver des couleurs. Depuis 2007, il a fermé environ 150 points de vente à l'enseigne Gap aux États-Unis. Ces deux prochaines années, il va encore en fermer 189, soit 20% du parc.
Incroyable : Biomiscanthus fabrique des emballages à partir de graminée
Le Miscanthus (aussi appelé "roseau de Chine") vous est peut-être inconnu, mais René Marchal connaît lui cette plante sur le bout des doigts. Fondateur de la marque et entreprise Biomiscanthus, il en a fait son matériau de base pour produire un bioplastique d'avant-garde. Biodégradable et compostable, "son mode de fabrication est parfaitement compatible avec celui des plastiques traditionnels et ne nécessite donc aucune modification des outils de production" contrairement à beaucoup d'autres bioplastiques, explique René Marchal. Un argument déterminant pour la rentabilité de ce type de matériau. Le Biomiscanthus entend se positionner comme un concurrent direct au PVC ou au PET, les deux plastiques les plus couramment utilisés pour les emballages.
René Marchal prévoit entre 10 et 30 embauches d'ici 5 ans pour les filiales et les usines de production, dont la première devrait démarrer l'an prochain en Lozère.
Domaine : Biomatériaux
Pays : France
Date de création : 2009
Effectif : 3
Site Internet : www.biomiscanthusfranceholding.com
La Mongolie
Malgré le ralentissement mondial, le Fond monétaire international (FMI) prévoit que la Mongolie terminera l’année 2011 avec une croissance économique de 11,5%, bien d’avantage que la Chine, l’Inde, le Brésil ou la Russie, et ce n’est que le début.
‘’ La Mongolie est appelée à devenir l’une des économies qui croîtront le plus rapidement au monde.’’
l’indice MSE-Top20, qui regroupe les 20 principales entreprises cotées à la bourse de Mongolie, a gagné 138% en 2010. En date du 28 octobre, il avait pris plus de 44% depuis début 2011, contre une perte de 6,5% pour l’indice phare de la bourse de Toronto.
La Mongolie n’est pas devenue la nouvelle coqueluche des investisseurs par hasard. Fermé au monde par des décennies de communisme et des croyances voulant que la
Terre ne doit pas être exploitée, le pays se réveille aujourd’hui assis sur un potentiel minier à faire saliver n’importe quelle nation de la planète. Charbon, cuivre, or, uranium, molybdène, terres rares : le territoire mongol semble accoucher d’une découverte chaque fois qu’un géologue y creuse un trou. La Mongolie est coincée entre la Russie et la Chine, deux puissances affamées de ressources, la Mongolie occupe donc une position parmi les plus stratégiques de tout le globe.
Terre ne doit pas être exploitée, le pays se réveille aujourd’hui assis sur un potentiel minier à faire saliver n’importe quelle nation de la planète. Charbon, cuivre, or, uranium, molybdène, terres rares : le territoire mongol semble accoucher d’une découverte chaque fois qu’un géologue y creuse un trou. La Mongolie est coincée entre la Russie et la Chine, deux puissances affamées de ressources, la Mongolie occupe donc une position parmi les plus stratégiques de tout le globe.
dimanche 8 janvier 2012
Great Point Energy transforme le charbon en énergie propre !!
Avec Great Point Energy, l'énergie "sale" devient "propre" : la start-up américaine, basée à Cambridge, dans le Massachussetts, ne transforme pas encore le plomb en or mais le charbon en gaz naturel. Un filon très prometteur puisque le charbon est l'énergie fossile la plus abondante sur la planète et représente 40% de l'électricité consommée dans le monde.
Si la technologie d'hydrométhanisation n'est pas nouvelle en elle-même, Great Point Energy est parvenu à la rendre très bon marché et promet en plus la capture du CO2 produit, pour une énergie sans aucun rejet de gaz à effet de serre. "Le gaz produit est beaucoup plus facile à transporter que le charbon ou le pétrole", ajoute la société, "et nos prix de revient sont compétitifs par rapport au gaz naturel extrait". L'entreprise a levé 250 millions de dollars de fonds propres auprès de partenaires américains et chinois.
Domaine : Energie propre
Pays : Etats-Unis
Date de création : 2004
Effectif : 30
Site Internet : www.greatpointenergy.com
Génial ! Eole Water transforme l'air en eau
Une éolienne qui produit de l'eau : voici l'invention atypique d'Eole Water, une PME de 6 personnes basée à Saint-Tulle, dans les Alpes de Haute Provence. Son éolienne, de plus de 30 mètres, aspire l'air ambiant pour le condenser sur une surface longue de 5 km. L'eau est ensuite stockée dans une cuve, prête à la consommation. "Notre éolienne produit jusqu'à 1 000 litres d'eau potable par jour", assure Marc Parent, le fondateur d'Eole Water. Objectif : alimenter en eau potable des régions isolées.
Une première éolienne est en train d'être installée à Abu Dhabi. "Nous nous adressons exclusivement à des pouvoirs publics afin de créer des villages en complète autosuffisance eau/énergie", explique Marc Parent. En juin 2010, la société a bénéficié d'un fonds d'amorçage privé de 1,4 million d'euros pour développer son projet.
Domaine : Eau potable
Pays : France
Date de création : 2008
Effectif : 6
Site Internet : www.eolewater.com
Un fauteuil pour Louise
Très touchée par un reportage télé vu hier, je partage avec vous, et vous invite a participer pour les aider a financer leurs actions.
- Qui est Louise ?
Louise a 6 ans, et est atteinte d’une maladie génétique très rare : le syndrome d’Aicardi-Goutières.
Louise est la petite sœur d’une ancienne élève de BEP SASO. Elle grandit, et le matériel dont elle a besoin n’est plus adapté. Ses parents doivent acheter un fauteuil, un équipement pour la toilette, un siège auto... et faire des travaux d’aménagement dans leur maison de Gamaches.
L’achat de matériel est en partie remboursé par la Sécurité Sociale grâce à l’aide du CAMS et du secteur pédiatrique de l’Hôpital d’Abbeville. Mais le handicap de Louise est tel que de nombreux accessoires sont nécessaires. Ceux-ci sont en général très chers, et ne sont malheureusement pas ou très mal remboursés.
- Quel est le projet de l’association "Un fauteuil pour Louise" ?
Le projet "Un fauteuil pour Louise" a pour but de trouver les financements nécessaires à l’achat de matériel paramédical pour Louise.
Afin de mener à bien ce projet, l’association "Un fauteuil pour Louise" a vu le jour en avril 2005. A l’origine du projet, Mlle Laurence HOUBART, professeur de Sciences et Techniques Médico-Sociales pour les élèves de BEP Carrières Sanitaires et Sociales du Lycée Professionnel du Vimeu de Friville-Escarbotin.
Le lancement officiel du projet a eu lieu en septembre 2005, au Lycée du Vimeu. Il a été présenté par Madame BETRANCOURT, Proviseure du Lycée du Vimeu (et Présidente d’Honneur de l’association), M. JORE, Chef de Travaux et vice-président de l’association, et Mlle HOUBART, professeur et Présidente de l’association.
Mlle HOUBART a souhaité donner une autre dimension à ses actions, en mettant en place une chaîne de solidarité autour d’un même projet (le handicap et les maladies génétiques) au sein du lycée, mais aussi sur toute la région du Vimeu.
- Quelles actions sont menées ?
Un travail avait déjà été mené autour des maladies génétiques avec comme aboutissement la mise en place d’un arbre à dons, et la vente d’objets confectionnés par les élèves de BEP SASO et de CAP Petite Enfance, lors du Téléthon. La vente de ces objets a continué pendant le marché de noël, dans le lycée.
Depuis le mois d’avril 2005, des affiches ont été mises en place dans de nombreux magasins, ainsi que des tirelires. Des actions ont également été organisées au lycée Boucher de Perthes d’Abbeville, par Mélanie, la sœur de Louise. Ceci a permis de récolter des dons.
Le Conseil Régional de Picardie (à qui le Lycée du Vimeu a présenté le projet) a accordé une subvention de 500€ pour l’achat de matériel pédagogique de base.
Mlle HOUBART a présenté le projet à plusieurs écoles maternelles du secteur, et la plupart l’ont choisi comme projet d’école pour l’année scolaire 2005-2006. De cette manière, de nombreuses actions en faveur de Louise et sur le thème du handicap et des maladies génétiques ont eu lieu tout au long de l’année scolaire.
Les pompiers, les gendarmes de Friville, les policiers d’Abbeville, des clubs sportifs, la Communauté de Communes du Vimeu Industriel, des crèches, des haltes garderies et des maisons de retraite s’investissent , et tissent une véritable chaîne de solidarité. Elles aident à réaliser le rêve d’une mère : faire qu’un jour, grâce à l’achat d’un fauteuil électrique, Louise aille d’elle-même faire un bisou à sa maman.
- Comment participer ?
Tous ceux qui veulent aider à réaliser ce rêve (particuliers, associations, clubs, commerces ou entreprises), qui désirent des affiches, des tirelires, faire un don... peuvent contacter l’association :
Un fauteuil pour Louise
8 Rue des Sources
Hantecourt
80140 VISMES-AU-VAL
Tél : 06.70.16.76.38
Mél : demus.sylvie@wanadoo.fr
http://membres.lycos.fr/louiseleclercq/mercredi 4 janvier 2012
dimanche 25 décembre 2011
Les boucs émissaires
La thématique des groupes boucs-émissaires en psychologie sociale est apparue à la fin de la seconde guerre mondiale alors que nombre de scientifiques tentaient de comprendre les processus psychologiques à la base du génocide juif. La question posée alors était la suivante : « qu’est ce qui permet, au niveau psychologique, de rendre compte du fait qu’un groupe aussi important d’individus différents se soit adonné à l’extermination massive d’individus d’un autre groupe ? » Plusieurs théories ont alors vu le jour dont les théories « classiques » du bouc-émissaire.
Deux versions de la théorie du bouc-émissaire ont été proposées (Allport, 1954) : la théorie des conflits internes et la théorie des événements externes. Le point commun à ces deux théories réside dans l’idée qu’une frustration (interne ou externe) engendre chez l’individu une tendance à l’agression envers la source de frustration et ce afin de rétablir un équilibre (interne ou externe) nécessaire à son bon fonctionnement. Lorsque l’individu est dans l’incapacité d’agir directement sur la source de la frustration (soit parce que la source de frustration est l’individu lui-même, soit parce que l’individu ne peut attaquer directement la source par peur de punition, soit parce que la source est trop puissante pour que l’individu puisse directement l’affronter), il déplace son agressivité sur une cible faible ou vulnérable que l’on appelle « le bouc-émissaire ». Pour justifier cette agression, l’individu attribue à la cible bouc-émissaire des traits négatifs ou indésirables suivant l’un ou l’autre processus de projection. Dans la projection dite « directe », l’individu attribue à la cible un trait négatif que lui-même possède mais qu’il refuse de se reconnaître (e.g., « ce n’est pas moi qui suis sexuellement dépravé, ce sont eux »). Dans la projection dite « complémentaire », l’individu recherche une série d’explications et/ou de justifications à son propre comportement agressif. Les stéréotypes défavorables attribués au groupe cible sont, alors, des rationalisations inconscientes des agressions commises par les individus envers la cible (e.g., « je n’aime pas les Noirs, donc, les Noirs doivent nécessairement posséder des traits qui créent en moi ce dégoût que j’ai d’eux).
Vers la fin des années soixante, suite à l’avènement de la psychologie cognitive, les théories du bouc-émissaire, reposant sur une approche essentiellement freudienne de la psychologie, furent largement abandonnées par les scientifiques. Par ailleurs, plusieurs auteurs en ont souligné les limitations. Premier problème, aucun élément théorique ne permettait de prédire les types de minorités susceptibles d’être choisies comme bouc-émissaire ni ne permettait d’expliquer le consensus groupal quant au choix de la cible (Allport, 1954, Tajfel, 1981). Ainsi, comment expliquer que les Juifs furent la cible privilégiée des Nazis pendant la seconde guerre mondiale ? Selon les théories du bouc-émissaire, les Allemands, frustrés de leur défaite lors de la grande guerre, auraient dû chercher comme exutoire à leur frustration un groupe cible « disponible » et « vulnérable ». Or, les stéréotypes caractérisant les Juifs à cette époque les décrivaient non pas comme vulnérables, mais davantage comme super-puissants, au centre d’une conspiration internationale dangereuse (Goldenhagen, 1997). Deuxièmement, les théories du bouc-émissaire parlent d’un processus violent relativement spontané, destiné à évacuer les frustrations et tensions. Or, pour en rester à l’exemple des Juifs, l’Holocauste, tel que les Nazis l’ont conçu et mis en place, n’avait rien de spontané. Au contraire, l’Holocauste est décrit comme un système de violence contrôlé, régulé et bureaucratisé à l’extrême (Glick, 2002).
Les faiblesses du modèle ont conduit les chercheurs à se désintéresser de la problématique du bouc-émissaire pendant près de 50 ans. Récemment, cependant, P. Glick (2002) a proposé un modèle alternatif aux théories classiques : le modèle idéologique du bouc émissaire. Selon cet auteur, le lien entre la frustration et l’agression de la cible n’est pas direct, mais il est nécessairement dépendant d’une idéologie sous-jacente. Lorsqu’un groupe se trouve en situation de dépression sociale ou économique, ce groupe cherche dans son environnement les causes potentielles à cette dépression ainsi qu’une ligne d’action capable d’apporter une solution. Une idéologie qui identifie les causes du problème et qui propose une solution attirera un grand nombre d’adhérents potentiels. On parlera d’idéologie du bouc-émissaire lorsque l’idéologie identifie comme source des difficultés un groupe particulier d’individus et que la solution offerte par l’idéologie est l’hostilité envers ce groupe. Un groupe d’individus risquera de devenir un bouc-émissaire d’autant plus que ce groupe est perçu comme une cause plausible à la détresse sociale et économique vécue. Pour ce faire, et contrairement aux théories classiques, la théorie du bouc-émissaire de Glick suppose que le groupe bouc-émissaire doit être perçu comme dangereux, menaçant, et suffisamment puissant pour avoir causé les difficultés. Le groupe bouc-émissaire n’est donc plus un groupe vulnérable mais un groupe influent. Les stéréotypes préalables au développement de l’idéologie indiqueront laquelle des minorités présentes dans la société correspond le mieux à cette image d’un ennemi puissant et maléfique qu’il convient d’exterminer.
Comme le montre ce bref résumé, les boucs-émissaires, le racisme et la discrimination sont des thématiques récurrentes en psychologie sociale. Bien que racisme et discrimination figurent en première ligne des publications dans notre domaine, les recherches traitant de la problématique des boucs-émissaires sont, en revanche, éparses. Les premières études sur le sujet ne se sont avérées ni fiables ni consistantes. De plus, le modèle de l’idéologie de Glick reste purement théorique et demande encore à être éprouvé de façon empirique.
Vers la fin des années soixante, suite à l’avènement de la psychologie cognitive, les théories du bouc-émissaire, reposant sur une approche essentiellement freudienne de la psychologie, furent largement abandonnées par les scientifiques. Par ailleurs, plusieurs auteurs en ont souligné les limitations. Premier problème, aucun élément théorique ne permettait de prédire les types de minorités susceptibles d’être choisies comme bouc-émissaire ni ne permettait d’expliquer le consensus groupal quant au choix de la cible (Allport, 1954, Tajfel, 1981). Ainsi, comment expliquer que les Juifs furent la cible privilégiée des Nazis pendant la seconde guerre mondiale ? Selon les théories du bouc-émissaire, les Allemands, frustrés de leur défaite lors de la grande guerre, auraient dû chercher comme exutoire à leur frustration un groupe cible « disponible » et « vulnérable ». Or, les stéréotypes caractérisant les Juifs à cette époque les décrivaient non pas comme vulnérables, mais davantage comme super-puissants, au centre d’une conspiration internationale dangereuse (Goldenhagen, 1997). Deuxièmement, les théories du bouc-émissaire parlent d’un processus violent relativement spontané, destiné à évacuer les frustrations et tensions. Or, pour en rester à l’exemple des Juifs, l’Holocauste, tel que les Nazis l’ont conçu et mis en place, n’avait rien de spontané. Au contraire, l’Holocauste est décrit comme un système de violence contrôlé, régulé et bureaucratisé à l’extrême (Glick, 2002).
Les faiblesses du modèle ont conduit les chercheurs à se désintéresser de la problématique du bouc-émissaire pendant près de 50 ans. Récemment, cependant, P. Glick (2002) a proposé un modèle alternatif aux théories classiques : le modèle idéologique du bouc émissaire. Selon cet auteur, le lien entre la frustration et l’agression de la cible n’est pas direct, mais il est nécessairement dépendant d’une idéologie sous-jacente. Lorsqu’un groupe se trouve en situation de dépression sociale ou économique, ce groupe cherche dans son environnement les causes potentielles à cette dépression ainsi qu’une ligne d’action capable d’apporter une solution. Une idéologie qui identifie les causes du problème et qui propose une solution attirera un grand nombre d’adhérents potentiels. On parlera d’idéologie du bouc-émissaire lorsque l’idéologie identifie comme source des difficultés un groupe particulier d’individus et que la solution offerte par l’idéologie est l’hostilité envers ce groupe. Un groupe d’individus risquera de devenir un bouc-émissaire d’autant plus que ce groupe est perçu comme une cause plausible à la détresse sociale et économique vécue. Pour ce faire, et contrairement aux théories classiques, la théorie du bouc-émissaire de Glick suppose que le groupe bouc-émissaire doit être perçu comme dangereux, menaçant, et suffisamment puissant pour avoir causé les difficultés. Le groupe bouc-émissaire n’est donc plus un groupe vulnérable mais un groupe influent. Les stéréotypes préalables au développement de l’idéologie indiqueront laquelle des minorités présentes dans la société correspond le mieux à cette image d’un ennemi puissant et maléfique qu’il convient d’exterminer.
Comme le montre ce bref résumé, les boucs-émissaires, le racisme et la discrimination sont des thématiques récurrentes en psychologie sociale. Bien que racisme et discrimination figurent en première ligne des publications dans notre domaine, les recherches traitant de la problématique des boucs-émissaires sont, en revanche, éparses. Les premières études sur le sujet ne se sont avérées ni fiables ni consistantes. De plus, le modèle de l’idéologie de Glick reste purement théorique et demande encore à être éprouvé de façon empirique.
James Fenimore Cooper
« Les grands principes parviennent rarement à ne pas créer l'injustice dans les cas particuliers. »
mercredi 14 décembre 2011
Victor Hugo - Discours : La misère - 9 Juillet 1949
Messieurs, je viens appuyer la proposition de l'honorable M. de Melun. Je commence par déclarer qu'une proposition qui embrasserait l'article 13 de la Constitution tout entier serait une œuvre immense sous laquelle succomberait la commission qui voudrait l'entreprendre ; mais ici, il ne s'agit que de préparer une législation qui organise la prévoyance et l'assistance publique. C'est ainsi que l'honorable rapporteur a entendu la proposition, c'est ainsi que je la comprends moi-même, et c'est à ce titre que je viens l'appuyer.
Qu'on veuille bien me permettre, à propos des questions politiques que soulève cette proposition, quelques mots d'éclaircissement.
Messieurs, j'entends dire à tout instant, et j'ai entendu dire encore tout à l'heure autour de moi, au moment où j'allais monter à cette tribune, qu'il n'y a pas deux manières de rétablir l'ordre. On disait que dans les temps d'anarchie il n'y a de remède souverain que la force ; qu'en dehors de la force tout est vain et stérile, et que la proposition de l'honorable M. de Melun et toutes autres propositions analogues doivent être tenues à l'écart, parce qu'elles ne sont, je répète le mot dont on se servait, que du socialisme déguisé. (Interruption à droite.)
Messieurs, je crois que des paroles de cette nature sont moins dangereuses dites en public, à cette tribune, que murmurées sourdement ; et si je cite ces conversations, c'est que j'espère amener à la tribune, pour s'expliquer, ceux qui ont exprimé les idées que je viens de rapporter. Alors, messieurs, nous pourrons les combattre au grand jour. (Murmures à droite.)
J'ajouterai, messieurs, qu'on allait encore plus loin. (Interruption.)
VOIX A DROITE. – Qui ? qui ? Nommez qui a dit cela !
M. Victor Hugo. – Que ceux qui ont ainsi parlé se nomment eux-mêmes, c'est leur affaire. Qu'ils aient à la tribune le courage de leurs opinions de couloirs et de commissions. Quant à moi, ce n'est pas mon rôle de révéler les noms qui se cachent. Les idées se montrent, je combats les idées ; quand les hommes se montreront, je combattrai les hommes. (Agitation.) Messieurs, vous le savez, les choses qu'on ne dit pas tout haut sont souvent celles qui font le plus de mal. Ici, les paroles publiques sont pour la foule, les paroles secrètes sont pour le vote. Eh bien ! je ne veux pas, moi, de paroles secrètes quand il s'agit de l'avenir du peuple et des lois de mon pays. Les paroles secrètes, je les dévoile ; les influences cachées, je les démasque : c'est mon devoir. (L'agitation redouble.) Je continue donc. Ceux qui parlaient ainsi ajoutaient que « faire espérer au peuple un surcroît de bien-être et une diminution de malaise, c'est promettre l'impossible ; qu'il n'y a rien à faire, en un mot, que ce qui a déjà été fait par tous les gouvernements dans toutes les circonstances semblables ; que tout le reste est déclamation et chimère, et que la répression suffit pour le présent et la compression pour l'avenir.» ( Violents murmures. – De nombreuses interpellations sont adressées à l'orateur par des membres de la droite et du centre, parmi lesquels nous remarquons MM. Denis Benoist et de Dampierre. )
Je suis heureux, messieurs, que mes paroles aient fait éclater une telle unanimité de protestations.
M. LE PRESIDENT. – L'Assemblée a en effet manifesté son sentiment.
Le président n'a rien à ajouter. (Très-bien ! très-bien.)
M. VICTOR HUGO. – Ce n'est pas là ma manière de comprendre le rétablissement de l'ordre… (Interruption à droite.)
UNE VOIX. – Ce n'est la manière de personne.
M. NOËL PARFAIT. – On l'a dit dans mon bureau. (Cris à droite.)
M. DUFOURNEL, à M. Parfait. – Citez, dites qui a parlé ainsi !
M. DE MONTALEMBERT. – Avec la permission de l'honorable M. Victor Hugo, je prends la liberté de déclarer…(Interruption.)
VOIX NOMBREUSES. – A la tribune ! à la tribune !
M. DE MONTALEMBERT, à la tribune. – Je prends la liberté de déclarer que l'assertion de l'honorable M. Victor Hugo est d'autant plus mal fondée que la commission a été unanime pour approuver la proposition de M. de Melun, et la meilleure preuve que j'en puisse donner, c'est qu'elle a choisi pour rapporteur l'auteur même de la proposition.
(Très-bien ! très-bien.)
M. VICTOR HUGO. – L'honorable M. de Montalembert répond à ce que je n'ai pas dit. Je n'ai pas dit que la commission n'eût pas été unanime pour adopter la proposition ; j'ai seulement dit, et je le maintiens, que j'avais entendu souvent, et notamment au moment où j'allais monter à la tribune, les paroles auxquelles j'ai fait allusion, et que, comme pour moi les objections occultes sont les plus dangereuses, j'avais le droit et le devoir d'en faire des objections publiques, fût-ce en dépit d'elles-mêmes, afin de pouvoir les mettre à néant. Vous voyez que j'ai eu raison, car dès le premier mot, la honte les prend et elles s'évanouissent. (Bruyantes réclamations à droite. Plusieurs membres interpellent vivement l'orateur au milieu du bruit.)
M. LE PRESIDENT. – L'orateur n'a nommé personne en particulier, mais ces paroles ont quelque chose de personnel pour tout le monde, et je ne puis voir dans l'interruption qui se produit qu'un démenti universel de cette assemblée ; je vous engage à rentrer dans la question même.
M. VICTOR HUGO. – Je n'accepterai le démenti de l'assemblée que lorsqu'il me sera donné par les actes et non par les paroles. Nous verrons si l'avenir me donne tort ; nous verrons si l'on fera autre chose que de la compression et de la répression ; nous verrons si la pensée qu'on désavoue aujourd'hui ne sera pas la politique qu'on arborera demain. En attendant, et dans tous les cas, il me semble que l'unanimité même que je viens de provoquer dans cette assemblée est une chose excellente… (Bruit. – Interruption.)
Eh bien ! messieurs, transportons cette nature d'objections au dehors de cette enceinte, et désintéressons les membres de cette assemblée. Et maintenant, ceci posé, il me sera peut-être permis de dire que, quant à moi, je ne crois pas que le système qui combine la répression avec la compression, et qui s'en tient là, soit l'unique manière, soit la bonne manière de rétablir l'ordre. (Nouveaux murmures.)
J'ai dit que je désintéresse complètement les membres de l'assemblée…(Bruit.)
M. LE PRESIDENT. – L'assemblée est désintéressée ; c'est une objection que l'orateur se fait à lui-même et qu'il va réfuter. (Rires. – Rumeurs.)
M. VICTOR HUGO. – M. le président se trompe. Sur ce point encore j'en appelle à l'avenir. Nous verrons. Du reste, comme ce n'est pas là le moins du monde une objection que je me fais à moi-même, il me suffit d'avoir provoqué la manifestation unanime de l'assemblée, en espérant que l'assemblée s'en souviendra, et je passe à un autre ordre d'idées.
J'entends dire également tous les jours… (Interruption.) Ah ! messieurs, sur ce côté de la question, je ne crains aucune interruption, car vous reconnaîtrez vous-mêmes que c'est là aujourd'hui le grand mot de la situation ; j'entends dire de toutes parts que la société vient encore une fois de vaincre…et qu'il faut profiter de la victoire. (Mouvement.) Messieurs, je ne surprendrai personne dans cette enceinte en disant que c'est aussi là mon sentiment.
Avant le 13 juin, une sorte de tourmente agitait cette assemblée ; votre temps si précieux se perdait en de stériles et dangereuses luttes de paroles ; toutes les questions, les plus sérieuses, les plus fécondes, disparaissaient devant la bataille à chaque instant livrée à la tribune et offerte dans la rue. (C'est vrai !) Aujourd'hui le calme s'est fait, le terrorisme s'est évanoui, la victoire est complète. Il faut en profiter. Oui, il faut en profiter ! Mais savez-vous comment ?
Il faut profiter du silence imposé aux passions anarchiques pour donner la parole aux intérêts populaires. (Sensation.) Il faut profiter de l'ordre reconquis pour relever le travail, pour créer sur une vaste échelle la prévoyance sociale ; pour substituer à l'aumône qui dégrade (Dénégations à droite) l'assistance qui fortifie ; pour fonder de toutes parts, et sous toutes les formes, des établissements de toute nature qui rassurent le malheureux et qui encouragent le travailleur ; pour donner cordialement, en améliorations de toutes sortes, aux classes souffrantes, plus, cent fois plus que leurs faux amis ne leur ont jamais promis ! Voilà comment il faut profiter de la victoire. (Oui ! oui ! Mouvement prolongé.)
Il faut profiter de la disparition de l'esprit de révolution pour faire reparaître l'esprit de progrès ! Il faut profiter du calme pour rétablir la paix, non pas seulement la paix dans les rues, mais la paix véritable, la paix définitive, la paix faite dans les esprits et dans les cœurs ! Il faut, en un mot, que la défaite de la démagogie soit la victoire du peuple ! (Vive adhésion.)
Voilà ce qu'il faut faire de la victoire, et voilà comment il faut en profiter. (Très-bien ! très-bien !)
Et, messieurs, considérez le moment où vous êtes. Depuis dix-huit mois, on a vu le néant de bien des rêves. Les chimères qui étaient dans l'ombre en sont sorties, et le grand jour les a éclairées ; les fausses théories ont été sommées de s'expliquer, les faux systèmes ont été mis au pied du mur ; qu'ont-ils produit ? Rien. Beaucoup d'illusions se sont évanouies dans les masses, et, en s'évanouissant, ont fait crouler les popularités sans base et les haines sans motif. L'éclaircissement vient peu à peu ; le peuple, messieurs, a l'instinct du vrai comme il a l'instinct du juste, et, dès qu'il s'apaise, le peuple est le bon sens même ; la lumière pénètre dans son esprit ; en même temps la fraternité pratique, la fraternité qu'on ne décrète pas, la fraternité qu'on n'écrit pas sur les murs, la fraternité qui naît du fond des choses et de l'identité réelle des destinées humaines, commence à germer dans toutes les âmes, dans l'âme du riche comme dans l'âme du pauvre ; partout, en haut, en bas, on se penche les uns vers les autres avec cette inexprimable soif de concorde qui marque la fin des dissensions civiles. (Oui ! oui !) La société veut se remettre en marche après cette halte au bord d'un abîme. Eh bien ! messieurs, jamais, jamais moment ne fut plus propice, mieux choisi, plus clairement indiqué par la Providence pour accomplir, après tant de colères et de malentendus, la grande œuvre qui est votre mission, et qui peut, tout entière, s'exprimer dans un seul mot : Réconciliation. (Sensation prolongée.)
Messieurs, la proposition de M. de Melun va droit à ce but.
Voilà, selon moi, le sens vrai et complet de cette proposition, qui peut, du reste, être modifiée en bien et perfectionnée.
Donner à cette assemblée pour objet principal l'étude du sort des classes souffrantes, c'est-à-dire le grand et obscur problème posé par Février, environner cette étude de solennité, tirer de cette étude approfondie toutes les améliorations pratiques et possibles ; substituer une grande et unique commission de l'assistance et de la prévoyance publique à toutes les commissions secondaires qui ne voient que le détail et auxquelles l'ensemble échappe ; placer cette commission très-haut, de manière à ce qu'on l'aperçoive du pays entier (Mouvement) ; réunir les lumières éparses, les expériences disséminées, les efforts divergents, les dévouements, les documents, les recherches partielles, les enquêtes locales, toutes les bonnes volontés en travail, et leur créer ici un centre, un centre où aboutiront toutes les idées et d'où rayonneront toutes les solutions ; faire sortir pièce à pièce, loi à loi, mais avec ensemble, avec maturité, des travaux de la législature actuelle le code coordonné et complet, le grand code chrétien de la prévoyance et de l'assistance publique ; en un mot, étouffer les chimères d'un certain socialisme sous les réalités de l'Evangile (Vive approbation) ; voilà, messieurs, le but de la proposition de M. de Melun, voilà pourquoi je l'appuie énergiquement. (M. de Melun fait un signe d'adhésion à l'orateur.)
Je viens de dire : les chimères d'un certain socialisme, et je ne veux rien retirer de cette expression, qui n'est pas même sévère, qui n'est que juste. Messieurs, expliquons-nous cependant. Est-ce à dire que, dans cet amas de notions confuses, d'aspirations obscures, d'illusions inouïes, d'instincts irréfléchis, de formules incorrectes, qu'on désigne sous ce nom vague et d'ailleurs fort peu compris de socialisme, il n'y ait rien de vrai, absolument rien de vrai ?
Messieurs, s'il n'y avait rien de vrai, il n'y aurait aucun danger. La société pourrait dédaigner et attendre. Pour que l'imposture ou l'erreur soient dangereuses, pour qu'elles pénètrent dans les masses, pour qu'elles puissent percer jusqu'au cœur même de la société, il faut qu'elles se fassent une arme d'une partie quelconque de la réalité. La vérité ajustée aux erreurs, voilà le péril. En pareille matière, la quantité de danger se mesure à la quantité de vérité contenue dans les chimères. (Mouvement.)
Eh bien ! messieurs, disons-le, et disons-le précisément pour trouver le remède, il y a au fond du socialisme une partie des réalités douloureuses de notre temps et de tous les temps (Chuchotements) ; il y a le malaise éternel propre à l'infirmité humaine ; il y a l'aspiration à un sort meilleur, qui n'est pas moins naturelle à l'homme, mais qui se trompe souvent de route en cherchant dans ce monde ce qui ne peut être trouvé que dans l'autre. (Vive et unanime adhésion.) Il y a des détresses très-vives, très-vraies, très-poignantes, très-guérissables. Il y a enfin, et ceci est tout à fait propre à notre temps, il y a cette attitude nouvelle donnée à l'homme par nos révolutions, qui ont constaté si hautement et placé si haut la dignité humaine et la souveraineté populaire, de sorte que l'homme du peuple aujourd'hui souffre avec le sentiment double et contradictoire de sa misère résultant du fait et de sa grandeur résultant du droit. (Profonde sensation.)
C'est tout cela, messieurs, qui est dans le socialisme, c'est tout cela qui s'y mêle aux passions mauvaises, c'est tout cela qui en fait la force, c'est tout cela qu'il faut en ôter.
VOIX NOMBREUSES. – Comment ?
M. VICTOR HUGO. – En éclairant ce qui est faux, en satisfaisant ce qui est juste. (C'est vrai !) Une fois cette opération faite, faite consciencieusement, loyalement, honnêtement, ce que vous redoutez dans le socialisme disparaît. En lui retirant ce qu'il a de vrai, vous lui retirez ce qu'il a de dangereux. Ce n'est plus qu'un informe nuage d'erreurs que le premier souffle emportera. (Mouvements en sens divers.)
Trouvez bon, messieurs, que je complète ma pensée. Je vois à l'agitation de l'assemblée que je ne suis pas pleinement compris. La question qui s'agite est grave. C'est la plus grave de toutes celles qui peuvent être traitées devant vous.
Je ne suis pas, messieurs, de ceux qui croient qu'on peut supprimer la souffrance en ce monde, la souffrance est une loi divine, mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu'on peut détruire la misère. (Réclamation. – Violentes dénégations à droite.)
Remarquez-le bien, messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. (Nouveaux murmures à droite.) La misère est une maladie du corps social comme la lèpre était une maladie du corps humain ; la misère peut disparaître comme la lèpre a disparu. (Oui ! oui ! à gauche.) Détruire la misère ! oui, cela est possible. Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en pareille matière, tant que le possible n'est pas fait, le devoir n'est pas rempli. (Sensation universelle.)
La misère, messieurs, j'aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir où elle en est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu'où elle peut aller, jusqu'où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au moyen âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où nous vivons ?
Voulez-vous des faits ? Il y a dans Paris…(L'orateur s'interrompt.)
Mon Dieu, je n'hésite pas à les citer, ces faits. Ils sont tristes, mais nécessaires à révéler ; et tenez, s'il faut dire toute ma pensée, je voudrais qu'il sortît de cette assemblée, et au besoin j'en ferai la proposition formelle, une grande et solennelle enquête sur la situation vraie des classes laborieuses et souffrantes en France. Je voudrais que tous les faits éclatassent au grand jour. Comment veut-on guérir le mal si l'on ne sonde pas les plaies ? (Très-bien ! très-bien !)
Voici donc ces faits :
Il y a dans Paris, dans ces faubourgs de Paris que le vent de l'émeute soulevait naguère si aisément, il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, n'ayant pour lits, n'ayant pour couvertures, j'ai presque dit pour vêtements, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures humaines s'enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l'hiver. (Mouvement.)
Voilà un fait. En voici d'autres : Ces jours derniers, un homme, mon Dieu, un malheureux homme de lettres, car la misère n'épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre, et l'on a constaté, après sa mort, qu'il n'avait pas mangé depuis six jours. (Longue interruption.) Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Mont-faucon ! (Sensation.)
Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société tout entière ; que je m'en sens, moi, qui parle, complice et solidaire (Mouvement), et que de tels faits ne sont pas seulement des torts envers l'homme, que ce sont des crimes envers Dieu ! (Sensation prolongée.)
Voilà pourquoi je suis pénétré, voilà pourquoi je voudrais pénétrer tous ceux qui m'écoutent de la haute importance de la proposition qui vous est soumise. Ce n'est qu'un premier pas, mais il est décisif. Je voudrais que cette assemblée, majorité et minorité, n'importe, je ne connais pas, moi, de majorité et de minorité en de telles questions ; je voudrais que cette assemblée n'eût qu'une seule âme pour marcher à ce grand but magnifique, à ce but sublime, l'abolition de la misère ! (Bravo ! – Applaudissements.)
Et, messieurs, je ne m'adresse pas seulement à votre générosité, je m'adresse à ce qu'il y a de plus sérieux dans le sentiment politique d'une assemblée de législateurs ! Et, à ce sujet, un dernier mot : je terminerai par là.
Messieurs, comme je vous le disais tout à l'heure, vous venez, avec le concours de la garde nationale, de l'armée et de toutes les forces vives du pays, vous venez de raffermir l'Etat ébranlé encore une fois. Vous n'avez reculé devant aucun péril, vous n'avez hésité devant aucun devoir. Vous avez sauvé la société régulière, le gouvernement légal, les institutions, la paix publique, la civilisation même. Vous avez fait une chose considérable… Eh bien ! vous n'avez rien fait ! (Mouvement.)
Vous n'avez rien fait, j'insiste sur ce point, tant que l'ordre matériel raffermi n'a point pour base l'ordre moral consolidé ! (Très-bien ! très-bien ! – Vive et unanime adhésion.) Vous n'avez rien fait tant que le peuple souffre ! (Bravos à gauche.) Vous n'avez rien fait tant qu'il y a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n'avez rien fait, tant que ceux qui sont dans la force de l'âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! tant que ceux qui sont vieux et qui ont travaillé peuvent être sans asile ! tant que l'usure dévore nos campagnes, tant qu'on meurt de faim dans nos villes (Mouvement prolongé), tant qu'il n'y a pas des lois fraternelles, des lois évangéliques qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de cœur ! (Acclamation.) Vous n'avez rien fait, tant que l'esprit de révolution a pour auxiliaire la souffrance publique ! vous n'avez rien fait, rien fait, tant que dans cette œuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l'homme méchant a pour collaborateur fatal l'homme malheureux. !
Vous le voyez, messieurs, je le répète en terminant, ce n'est pas seulement à votre générosité que je m'adresse, c'est à votre sagesse, et je vous conjure d'y réfléchir. Messieurs, songez-y, c'est l'anarchie qui ouvre les abîmes, mais c'est la misère qui les creuse. (C'est vrai ! c'est vrai !) Vous avez fait des lois contre l'anarchie, faites maintenant des lois contre la misère ! (Mouvement prolongé sur tous les bancs. - L'orateur descend de la tribune et reçoit les félicitations de ses collègues.)
mardi 13 décembre 2011
A lire : Correspondance 1922-1936 de Marina Tsvetaeva, Boris Pasternak
La rencontre annoncée dans cette correspondance entre deux génies de poésie russe du 20ème siècle est un événement littéraire exceptionnel. Exceptionnelle, elle l'est doublement, cette relation épistolaire entre poète soviètique et poète de l'émigration, alors que, après une phase de liberté surveillée où les échanges étaient encore possibles, la culture russe se scinde irrémédiablement, et ceci pour toute la durée de l'expérience soviétique. Boris Pasternak et Marina Tsvetaeva s'étaient rencontrés à Moscou en 1918. Ce n'est qu'en 1922 qu'ils se sont véritablement découverts au travers de leurs écrits respectifs. Pendant quatorze années, ils ont entretenu une correspondance d'une densité et d'une intensité rares dans laquelle se tissent, étroitement mêlées, passion sentimentale et poésie, sur fond d'époque historique et d'histoire littéraire.
A Lire : Dictionnaire des voyageurs et explorateurs occidentaux Du XIIIe au XXe siècle de François Angelier
Pendant des siècles, se mettre en route ou s'embarquer releva du défi téméraire, voire de l'inconscience suicidaire. Pourtant, guidés par l'appât du gain, animés d'un grand désir de sciences ou ivres d'un vif appétit de merveilles, voués à la conversion des peuples ou poussés par l'évasion hors d'un monde misérable, des hommes et des femmes, parfois des familles entières, se mirent en route vers des horizons inconnus. S'échelonnant entre deux cataclysmes (les invasions mongoles au et le cataclysme atomique), ce Dictionnaire des voyageurs et des explorateurs occidentaux permet au lecteur de découvrir, outre les figures classiques du voyage et de l'exploration (de Marco Polo à Alexandra David Neel, en passant par Colomb, Cook, Charcot, etc .), toute une cohorte bigarrée de missionnaires dominicains et de conquistadors espagnols, d'amiraux anglais et de coureurs des bois canadiens, de diplomates italiens et de globe-trotters allemands, d'alpinistes autrichiens et de corsaires hollandais. Un livre magistral sur la grande parade des conquérants de la planète.
dimanche 30 octobre 2011
jeudi 27 octobre 2011
PLAGIAT DANS L'ART : Je partage totalement ce point de vue ( Bouhioui)
De nos jours le plagiat est encore plus facile. Internet contient des millions de photos d’œuvres de milliers d’artistes à travers le monde. C’est très facile de copier des œuvres quand on est encore inconnu. Encore mieux : on peut copier les meilleures d’entre-elles, comme celles qui gagnent des prix dans les compétitions par exemple. Oui, regarder les œuvres des grands gagnants de ces compétitions de peinture sur Internet, en choisir un et, s’il n’est pas encore aussi connu que Van Gogh ou Matisse, le copier purement et simplement ! C’est logique, un artiste qui gagne un concours international de peinture doit obligatoirement avoir quelque chose d’intéressant dans son art.
Il faut se méfier cependant car, il y a des pays où il est possible de gagner des concours grâce aux amis, cousins ou complices. On peut alors finir par copier un débile déguisé en artiste ! C’est mieux de choisir des gagnants de concours organisés dans des pays respectant l’art et les artistes.
Et ça peut marcher ! On peut ainsi passer quelques années comme une star de la peinture. Et avec beaucoup de chance, passer carrément toute une vie à l’ombre d’un artiste de talent et en faire de l’argent, peut-être beaucoup d’argent si, manquant d’amour propre, l’on ne s’intéresse qu’à ça.
Oui, on peut avancer en trichant, on peut tromper tout le monde, mentir au public en affichant des émotions volées à d’autres artistes. Mais pas longtemps ! On peut tricher avec les gens, mais on ne peut pas tromper l’histoire ! Et bien sûr, seuls les artistes originaux en sortiront vainqueurs –pas en terme d’argent peut-être, mais en terme de reconnaissance et de prestige !
Ref.: (Num.87 BOUHIOUI) 15 août 2009
ART : Copie ou Recherche d'inspiration ? Exaspération
Les questions de copie et d'inspiration renvoient au code de la proprieté intellectuelle
qui definit les droits des auteurs d'oeuvres de l'esprit (Art. L.112-1 et suivant).
"Les idées sont de libre parcours, elles ne sont pas protégées par le droit d'auteur".
Selon la loi, seule la forme que prend cette idée est protégeable,
( cf Le Guide juridique de l' Artiste Amateur de Francoise Airiau).
Il n'y a pas de probleme legal à s'inspirer d'une oeuvre d'art,
Selon la loi, seule la forme que prend cette idée est protégeable,
( cf Le Guide juridique de l' Artiste Amateur de Francoise Airiau).
Il n'y a pas de probleme legal à s'inspirer d'une oeuvre d'art,
si cette réalisation porte réellement l'empreinte de la personnalité de son auteur.
La condition pour ne pas tomber dans la contrefaçon est d'apporter clairement
sa propre créativité:
sa propre créativité:
changement dans la composition, les couleurs, le style, les techniques...
L'important est qu'il n'y ait pas de confusion avec l'oeuvre originale,
qu'on ne reprenne pas ses points caracteristiques.
qu'on ne reprenne pas ses points caracteristiques.
Si c'est la cas.:
L'oeuvre ne pourra alors pas être montrée en dehors du cercle familial, ni vendue.
Quand à la copie pur, celle ci n'est pas interdite par la loi,
mais soumise à conditions. On peut librement copier toute oeuvre
dans le domaine public,
c'est à dire dont l'auteur est décedé depuis plus de 70ans, et
mais soumise à conditions. On peut librement copier toute oeuvre
dans le domaine public,
c'est à dire dont l'auteur est décedé depuis plus de 70ans, et
si l'auteur est encore vivant
( ou ses ayants droits, s'il est mort depuis moins de 70 ans),
il faut avoir son autorisation pour copier, exposer et vendre son oeuvre.
S'il accepte, il peut demander une rémunération pour l'utilisation de sa creation.
Une autorisation de l'auteur n'est cependant pas necessaire
si la copie est uniquement destinée à l'usage privé du copiste.
( ou ses ayants droits, s'il est mort depuis moins de 70 ans),
il faut avoir son autorisation pour copier, exposer et vendre son oeuvre.
S'il accepte, il peut demander une rémunération pour l'utilisation de sa creation.
Une autorisation de l'auteur n'est cependant pas necessaire
si la copie est uniquement destinée à l'usage privé du copiste.
L'oeuvre ne pourra alors pas être montrée en dehors du cercle familial, ni vendue.
Alors oui ne cessez pas de créer
et essayez d'éviter un maximum de copier ou vous inspirer..
et essayez d'éviter un maximum de copier ou vous inspirer..
Soyez créatif, soyez " vous même "
il est insupportable de se promener dans des galeries d'arts et trouver
des oeuvres de "soit disant" artiste et découvrir
que ce ne sont que de pâles copies de ce que font le " Véritable Maître" ...
des oeuvres de "soit disant" artiste et découvrir
que ce ne sont que de pâles copies de ce que font le " Véritable Maître" ...
Trop de confusion mêmes techniques...mêmes couleurs...même style....
Exemples concrets de personnes trop inspirés.. a venir...
très intriguant et surtout exaspérant !
très intriguant et surtout exaspérant !
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